Procès Péchier : La défense réclame un test pour prouver l’impossibilité scientifique d’un empoisonnement clé
La tension monte à l'approche du verdict dans le procès de l'anesthésiste Frédéric Péchier, accusé de trente empoisonnements. Son avocat, Me Schwerdorffer, a déposé une requête de dernière minute : il demande une expertise toxicologique afin de tester la faisabilité de l'empoisonnement d'une patiente en 2009. Ce cas, où une poche de perfusion aurait été trafiquée avec de l'adrénaline plusieurs jours à l'avance, est crucial pour l'accusation, car il permet d'établir une série criminelle remontant à 2008.
L'objectif de cette demande est de démontrer que, compte tenu du temps écoulé, l'adrénaline aurait perdu son pouvoir nuisible, rendant le scénario criminel impossible sur le plan scientifique. Une tentative que les parties civiles et le ministère public ont qualifiée de « manœuvre dilatoire » destinée à retarder les débats et à semer le doute. L'avocat des parties civiles, provocateur, a même invité l'accusé à tester lui-même l'injection. La présidente de la cour doit désormais trancher la validité de cette requête.
En attendant, le procès a repris avec l'interrogatoire de Frédéric Péchier sur les cas marquants de Tedy Hoerter Tarby et Laurence Nicod. La défense est assurée, fait inédit, par sa sœur, Me Julie Péchier. Son avocat principal, Me Schwerdorffer, étant absent pour raisons professionnelles jusqu'à jeudi.