Incendie d’un collège à Dijon : la piste des représailles après des opérations anti-drogue confirmée
Le parquet de Dijon a apporté des précisions majeures ce jeudi sur l'incendie criminel qui a partiellement détruit le collège Champollion à la mi-décembre. Selon les autorités, cet acte de malveillance a été "diligenté" en réaction directe aux actions musclées des forces de l'ordre visant à éradiquer le narcotrafic dans le secteur.
Des mineurs recrutés sur les réseaux sociaux L'enquête a permis l'interpellation de cinq individus cette semaine. Parmi eux, quatre mineurs âgés de 15 à 17 ans ont admis leur participation aux faits. Ils ont expliqué aux enquêteurs avoir été recrutés via les réseaux sociaux pour mener cette opération. Les caméras de vidéosurveillance avaient filmé six silhouettes au moment du départ de feu, permettant de suivre les individus jusqu'à ce qu'ils retirent leurs masques en périphérie de la ville.
L'ADN au cœur de l'enquête Outre la vidéosurveillance, les preuves matérielles ont joué un rôle clé. Deux traces ADN ont été relevées sur les lieux du sinistre : l'une appartenant à l'un des mineurs identifiés et l'autre à une femme de 27 ans. Cette dernière a été mise en examen pour association de malfaiteurs, bien qu'elle n'ait pas encore expliqué la présence de son profil génétique sur les lieux de l'incendie. Les quatre mineurs ont, quant à eux, été présentés à un juge.