Emploi : La Bourgogne-Franche-Comté plus durement touchée par la crise que le reste de la France
Les statistiques du troisième trimestre 2025 publiées par l'Urssaf révèlent une situation préoccupante pour le marché du travail régional. Avec une perte de 6 160 postes salariés privés en un an, la Bourgogne-Franche-Comté enregistre un recul de 0,9 %, une baisse nettement plus rapide qu'à l'échelle nationale. Presque tous les départements sont dans le rouge, à l'exception notable de la Saône-et-Loire qui parvient à stabiliser ses effectifs grâce à une dynamique spécifique dans l'industrie et la construction.
Le secteur industriel, qui pèse lourdement dans le Doubs, le Jura et la Haute-Saône, paye un lourd tribut avec la disparition de 1 230 emplois sur douze mois. Les difficultés se concentrent principalement dans la fabrication automobile, les industries extractives ainsi que la filière bois et papier. À l'inverse, l'agroalimentaire et l'informatique parviennent à créer quelques dizaines d'emplois, mais sans compenser les pertes globales. Le secteur des services, habituellement moteur de croissance, est lui aussi en déclin avec plus de 2 000 postes supprimés en un an, particulièrement dans les domaines des arts, du spectacle et des activités informatiques.
Malgré cette conjoncture difficile, les salaires affichent une progression de 2,2 % sur un an, portant la rémunération brute moyenne à 3 054 euros. Cette hausse permet aux salariés de conserver un gain de pouvoir d'achat de 1,2 % par rapport à l'inflation. Les regards se tournent désormais vers la note de conjoncture complète attendue ce vendredi 16 janvier, qui devrait confirmer si cette tendance à la baisse s'installe durablement ou si un rebond est envisageable pour l'année 2026.