Drame de Grandfontaine : l’épouse avoue avoir tué son mari au marteau par "épuisement"
Quatre jours après la découverte macabre à Grandfontaine, le parquet de Besançon a apporté des précisions glaçantes sur le déroulement du drame. La suspecte de 77 ans a reconnu lors de sa garde à vue avoir porté de multiples coups de marteau à son époux de 88 ans, alors que celui-ci dormait. La procureure adjointe, Christine de Curraize, a décrit une scène d'une extrême violence, découverte par des voisins alors que la septuagénaire tentait de mettre fin à ses jours en se défenestrant.
L’interrogatoire a révélé une situation de détresse psychologique profonde liée à la maladie d'Alzheimer dont souffrait la victime. L'épouse, qui s'occupait seule de son mari au quotidien, a évoqué une "fatigue intense" après avoir subi deux malaises récents. Tragique ironie du sort : le placement du mari en Ehpad avait été accepté par la famille et devait intervenir précisément cette semaine. Ses enfants, bien que conscients du contexte difficile, ont déclaré ne pas avoir mesuré l’état dépressif sévère dans lequel se trouvait leur mère.
L'affaire soulève désormais la question de la responsabilité pénale. Sans aucun antécédent judiciaire, la mise en cause a été placée en détention provisoire mais a dû être transférée dans un établissement psychiatrique. Les experts médicaux ont relevé un "état de stress aigu" et estiment que la septuagénaire ne semblait pas avoir conscience de la portée de ses gestes au moment des faits. L'autopsie prévue ce mardi devrait apporter les derniers éléments techniques à une enquête qui illustre, une fois de plus, le cri d'alarme des aidants familiaux.