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RCV – Pays Horloger RCV, LA Radio du Pays Horloger
Alors que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient font s'envoler les prix du baril et que la demande explose à la pompe, les services de la Direction départementale de l'emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations (DDETSPP) sont sur le pont. Dans le Doubs, la Haute-Saône et le Territoire de Belfort, une campagne de contrôle est en cours pour s'assurer qu'aucun abus n'est commis au détriment des consommateurs.
Transparence avant tout Si le gouvernement n'a pas le pouvoir de réguler directement le prix du carburant, il impose une règle d'or : la transparence. "L'objectif est de vérifier que les prix à la pompe sont conformes à ceux affichés à l'entrée du point de vente et à ceux renseignés sur le site officiel du gouvernement", précise Ludovic Petit, chef du service concurrence et répression des fraudes. Les inspecteurs vont jusqu'à vérifier les tickets de caisse et de carte bancaire pour s'assurer de la parfaite cohérence des tarifs.
Des sanctions dissuasives Les manquements constatés peuvent coûter cher aux professionnels : chaque anomalie de prix peut entraîner une amende administrative de 3 000 euros. Pour les pratiques commerciales les plus graves, le Code pénal prévoit des peines pouvant atteindre 375 000 euros d'amende et un an de prison.
Le député Laurent Croizier monte au créneau Face à une hausse brutale de 20 centimes en quelques jours, le député du Doubs, Laurent Croizier, a saisi le ministre de l'Économie. Il demande une extension de ces contrôles jusqu'aux raffineurs, estimant que les stocks actuels n'auraient pas dû subir une telle répercussion immédiate liée au conflit. Les services de l'État rappellent toutefois qu'il n'existe pas de risque de pénurie généralisée en France à ce jour et appellent les usagers au calme pour éviter les ruptures de stock locales.
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