Affaire Péchier : Le procès en appel délocalisé à Lyon
Le suspense sur le lieu du second procès de Frédéric Péchier a pris fin. Ce mercredi 1er avril 2026, la Cour de cassation a désigné la cour d'assises du Rhône, à Lyon, pour rejuger l'ancien médecin bisontin.
Un impératif d'impartialité selon la défense Le 18 décembre dernier, Frédéric Péchier avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour l'empoisonnement de 30 patients. Ses avocats, dont Me Schwerdorffer, plaidaient pour une délocalisation hors du Doubs, arguant que la notoriété de l'affaire et les liens de nombreux habitants avec la clinique Saint-Vincent rendaient impossible un procès serein à Besançon. En choisissant Lyon, la justice accède à cette demande de dépaysement.
Une "contrainte" pour les 200 parties civiles Cette décision n'est pas sans conséquence pour l'organisation des débats. Les parties civiles, dont la majorité réside en Franche-Comté, devront s'organiser pour suivre les audiences sur les bords de la Saône. Me Douchez, représentant la clinique Saint-Vincent, souligne également la difficulté pour le personnel soignant qui devra se relayer à la barre à plusieurs centaines de kilomètres de leur lieu de travail.
Pas de procès avant 2027 ? Bien que Frédéric Péchier soit maintenu en détention provisoire — ce qui impose théoriquement un délai d'un an pour le rejuger — l'ampleur du dossier et l'encombrement des tribunaux laissent présager une attente plus longue. Selon les premières estimations, ce procès en appel ne devrait pas s'ouvrir avant 2027. Le palais de justice de Lyon, qui a récemment vu la condamnation de Nicolas Zepeda, confirme ainsi son rôle de terre d'accueil pour les grandes affaires criminelles franc-comtoises.