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17.06.2026

Affaire Péchier : L'ancien anesthésiste de Besançon réclame sa libération avant son procès en appel

Six mois après sa condamnation à la prison à perpétuité par la cour d'assises du Doubs pour l'empoisonnement de trente patients, Frédéric Péchier a fait son retour devant la justice. C'est par le biais d'un écran de visioconférence, depuis la maison d'arrêt de Besançon où il est écroué, que l'ancien médecin est apparu ce mardi 16 juin 2026 devant la chambre de l'instruction de Lyon. L'audience était consacrée à l'examen de sa seconde demande de mise en liberté, après un premier rejet prononcé en février dernier.

Face aux magistrats lyonnais, le mis en cause s'est dit exténué, affirmant que le bruit incessant de la journée au sein de la prison l'obligeait à travailler sur son dossier uniquement la nuit, de 2h à 5h du matin, ce qui l'empêchait de se reposer. Frédéric Péchier a toutefois refusé l'idée d'un transfert vers un autre établissement pénitentiaire, expliquant que le maintien à Besançon restait indispensable pour continuer à recevoir la visite de ses enfants deux fois par semaine. Pour tenter de rassurer la cour sur les critères légaux de détention provisoire, l'accusé a formellement contesté tout risque de fuite à l'étranger ou de tentative de suicide, affirmant vouloir assister à son second procès pour démontrer son innocence à ses proches. Il a également profité de sa prise de parole pour nier farouchement des propos tenus par un ancien confrère chirurgien qui l'accusait d'un manque total d'empathie envers ses patients.

Cette ligne de défense a été activement soutenue par sa nouvelle avocate, Me Emmanuelle Franck, dont il s'agissait de la première prise de parole publique dans ce dossier. La pénaliste a toutefois fait face aux interventions particulièrement fermes de trois avocats représentant les quelque deux cents parties civiles, ainsi qu'aux réquisitions de l'avocate générale, toutes convergentes vers un maintien strict derrière les barreaux. La chambre de l'instruction de Lyon a mis sa décision en délibéré et rendra son verdict le 23 juin prochain. Qu'il soit libéré sous contrôle judiciaire ou maintenu en cellule, le second procès en appel de l'ancien anesthésiste est quant à lui d'ores et déjà programmé pour le mois de septembre 2027.

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